Profil du Chercheur

image

Julie Friddell

Université de Waterloo

Ne mettons pas ces données au froid

Julie Friddell se considère comme ayant une responsabilité envers l’accélération des découvertes scientifiques sur la cryosphère. Elle doit veiller à ce que les données des scientifiques canadiens et internationaux qui étudient les zones glacées de notre monde demeurent largement accessibles aujourd’hui et pour les générations futures.

Julie Friddell est la directrice du Réseau Canadien d’Information sur la Cryosphère (CCIN) et du Catalogue sur les Données des Zones Polaires (PDC); tous deux rattachés à l’Université de Waterloo. Elle et son équipe d’experts informatiques gèrent une base de données en ligne comprenant des données et métadonnées en provenance de l’Arctique et de l’Antarctique. Les métadonnées sont des données fournissant les détails d’un projet de recherche, y compris des détails sur le chercheur lui-même, le moment, le lieu et la façon dont ce dernier a recueilli ses données.

Prenons par exemple une métadonnée relative à une étude sur les caribous de l’Arctique. Celle-ci peut comprendre des renseignements sur les types d’indicateurs de santé qui ont été recueillis et par qui, sur quelle période, à quels endroits et pour combien d’animaux. Les métadonnées indiqueraient également un lien vers les serveurs institutionnels où les résultats de recherche sont conservés. Ces métadonnées permettent aux utilisateurs de juger de l’utilité des données avant même de les télécharger.

Avec près de 2 600 métadonnées représentant plus de 2,8 millions de fichiers individuels de données, il va sans dire que le catalogue occupe beaucoup d’espace de stockage. Assurer la protection de l’information et sa mise à jour en fonction des plus récents protocoles de stockage est une lourde tâche. Friddell et les membres de son équipe effectuent régulièrement des mises à jour afin de que leur base de données soit toujours accessible et protégée de potentiels piratages.

Selon Julie Friddell, nous avons une obligation sociale de conserver et de prendre soin des données qui proviennent de recherches financées par le secteur public. Il n’est pas suffisant de garder les données sur l’ordinateur d’une seule personne. Nous devons assurer que les données brutes soient libres d’accès pour que d’autres puissent les réutiliser et faire de nouvelles découvertes.