Profil du Chercheur

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Susan Brown, PhD

Université de Guelph

Utiliser le pouvoir des ordinateurs pour mener des recherches essentielles en littérature

Le projet Orlando, connu sous le nom de The Orlando Project, est une histoire numérique des contributions littéraires faites par les femmes des îles Britanniques. Ce projet est également une expérience en matière de l’intégration du texte à la technologie. Le projet contient des détails relatifs à plus de 1 300 écrivaines et leurs carrières, la réception de leurs œuvres, leurs relations avec les éditeurs, influences intellectuelles, amitiés, activités politiques et même les maladies qu’elles ont contractées.

Susan Brown, chercheuse en Histoire numérique de la littérature à l’Université de Guelph, ainsi que deux de ses collègues et plus d’une centaine de collaborateurs ont utilisé le calcul informatique de pointe pour encoder leur projet et permettre aux données d’être trouvées, triées et réorganisées selon les priorités des chercheurs. Un chercheur peut, par exemple, identifier des changements dans les perceptions sociales de l’identité ethnique ou raciale, ou encore établir une relation entre l’expérience de la maternité et la capacité de publier.

Selon Susan Brown, une raison possible pour le manque de projets à grande échelle similaires au projet Orlando est que de nombreux chercheurs en humanités se servent encore de Microsoft Word ou de tableurs pour entreprendre les étapes nécessaires à ce genre de recherche.

Toujours est-il que le projet ­— mis à jour deux fois par an pour y ajouter de nouvelles découvertes, œuvres et auteures — sert maintenant de modèle pour d’autres projets de recherches numériques, dont Le Collaboratoire scientifique des écrits du Canada. Susan Brown et son équipe ont créé ce laboratoire virtuel comme un environnement de recherche pour les chercheurs dans les domaines de l’histoire littéraire et culturelle de notre pays.

Selon Susan Brown, il est crucial pour ce type de recherche collaborative d’utiliser un réseau solide capable de manipuler un large volume de données et d’offrir un accès continu au serveur afin que les chercheurs du monde entier puissent traiter les données selon leur horaire. Il est également important d’avoir un système de gestion des données qui trace l’information, ses origines et ses modifications, ainsi qu’un système de conservation des données pour que les générations futures puissent avoir accès au matériel. Selon Brown : « L’avenir de notre discipline dépend de notre capacité à faciliter le développement de nouvelles formes de recherche numérique. »